Comment bien tailler ses arbres ?

En ville les arbres d’alignement sont élagués pour dégager les routes de chutes de branches potentielles ou pour libérer la vue des bâtiments environnants. Dans un jardin un arbre adulte devenu trop vigoureux peut également poser des problèmes de sécurité. Il convient donc de l’entretenir au moyen d’un élagage pensé et régulier.
Quant aux arbres fruitiers, la taille fait partie intégrante de la bonne santé du verger en vue d’une production de fruits optimisée.

Elagage d’un arbre d’ornement en hiver

Que signifie tailler ou élaguer des arbres ?

Différence entre taille et élagage

On parle plus facilement de taille pour des arbres fruitiers et les arbustes, cultivés en vue d’une production de fruits alors qu’on utilisera le terme d’élagage pour les grands arbres d’ornements, dont le besoin d’entretien consiste essentiellement à supprimer les branches mortes ou nuisibles à son environnement ou à son développement.
La taille ou l’élagage n’est pas spécialement nécessaire pour garantir la longévité de l’arbre mais provient plutôt d’une volonté d’obtenir de meilleurs fruits en plus grande quantité, par souci esthétique ou pour des questions de sécurité.

Quelles régions sont les plus concernées par l’élagage et la taille des arbres ?

  • Les régions de France dont la superficie des forêts est la plus importante

Au rang des régions françaises c’est bien évidemment la Guyane avec 83 000 km2 de forêt qui arrive en tête des régions de France dont la superficie des forêts est la plus importante bien loin devant les autres régions Aquitaine (17 742 km2), Rhône-Alpes (15 049 km2) et Provence-Alpes-Côte-D’azur (13 417km2). Nous allons ici nous concentrer sur les conditions de taille et d’élagage dans les conditions climatiques de la métropole.

  • Les arbres fruitiers selon le climat de la région
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Arbre fruitier planté à l’abri du vent et exposé au sud

Qu’ils soient à pépins ou à noyaux les arbres ou arbustes fruitiers auront de meilleures prédispositions à produire des fruits suivant la région de France dans laquelle ils se trouvent. En dépit du climat, certaines dispositions comme le choix de variétés tardives ou la mise en place d’une protection spécifique permettent de cultiver la plupart des espèces un peu partout en France à l’exception de certaines régions montagneuses.
Les fruitiers tels que les pêchers, abricotiers, orangers, citronniers, pommiers, poiriers et amandiers craignent le froid et le gel et sont donc prédisposés à une culture sur le pourtour méditerranéen. Pour une culture plus au nord dans des régions moins chaudes, on choisira des variétés tardives et l’on veillera à les planter à l’abri des vents froids et exposés au sud.
En montagne, il faudra également privilégier les espèces aux variétés tardives et penser à bien les protéger en cas de neige au moyen de tuteurs pour supporter les tiges des arbres. On peut cependant tout à fait entreprendre la plantation de pommiers, cerisiers, pruniers, poiriers, cognassiers, châtaigniers, noisetiers ou noyers.

Qui intervient pour la taille et l’élagage des arbres ?

  • Les professionnels de la taille et de l’élagage des arbres

Pour l’élagage des grands arbres et arbres d’ornements, on fera appel de préférence à un élagueur grimpeur, spécialisé dans les interventions de grande hauteur. Ce professionnel intervient pour l’entretien des arbres aussi bien dans les parcs, les jardins, le long des routes que chez des particuliers.
L’élagueur-grimpeur apporte ses connaissances et sa maîtrise des arbres en termes de soin, d’abattage, d’éclaircissement, de mise en sécurité ou de lutte contre les maladies. Il dispose d’une compétence d’observation, lui permettant de procéder à l’endroit le plus opportun pour garantir sa propre sécurité, et celle de l’environnement de l’arbre. Il utilise un dispositif de sécurité aux normes et intervient avec les outils adaptés.
En général la prestation est réalisée par deux professionnels, l’un d’eux restant au sol pour sécuriser l’intervention en hauteur et procéder aux besoins de déblaiement.

Les spécialistes horticoles des arbres fruitiers sont appelés arboriculteurs. Il s’agit d’un agriculteur aguerri aux diverses opérations à effectuer sur les arbres fruitiers afin d’optimiser la production de fruits, veiller aux développements des arbres, les protéger des maladies, entretenir le matériel et les machines agricoles, cueillir les fruits, les trier, les calibrer et les conditionner.
Comme pour l’élagueur-grimpeur, le métier requiert une bonne capacité d’observation et de solides connaissances phytosanitaires. Suivant la hauteur d’intervention, on parle également d’arboriste-grimpeur.

  • Prix des interventions de taille ou d’élagage d’arbres

Les professionnels peuvent proposer des forfaits pour intervenir sur un arbre en particulier. Le montant du forfait sera fonction de l’espèce et de la hauteur de l’arbre mais également du but recherché de l’intervention : Un besoin de fructification nécessitera des connaissances différentes d’un élagage de sécurité. En dessous d’une hauteur de l’arbre de 10m, l’intervention coutera environ 150€, elle peut aller jusqu’à 350€ pour une hauteur jusqu’à 20m.

  • Pourquoi faire intervenir un professionnel ?

Faire appel à un spécialiste du métier vous garantit une bonne prise en charge de la santé de vos arbres afin d’en assurer leur longévité et leur récolte le cas échéant.

Le prestataire disposera des connaissances spécifiques afin de favoriser le meilleur état physiologique de vos végétaux tout en prenant en compte les contraintes spécifiques liées à son environnement. En fonction de la hauteur de l’intervention, le risque de chutes est étudié et pallié grâce à des dispositifs d’accès et de travail en hauteur suivant les normes règlementaires en termes d’EPI et d’appareillages d’accès. Le matériel de coupe et d’entretien est également choisi avec précaution afin de conserver l’intégrité et la bonne santé de l’essence de l’arbre.

Les bénéfices attendus d’une taille d’arbres

  • Les bénéfices attendus pour les arbres fruitiers

La taille des arbres fruitiers se pratique dans le but d’inciter l’arbre à produire. Elle permet en effet d’accroitre la production de fruits en vue d’améliorer leur grosseur ainsi que leur qualité. Par ce procédé on parvient à obtenir des arbres plus ramassés, moins hauts et moins larges, ce qui les rend aussi plus accessibles.
Effectuer la taille des arbres fruitiers permet également de garder les arbres à des formats relativement restreints afin que la majorité des fruits reste accessible depuis le sol ou à l’aide d’un escabeau ou d’une petite échelle. Cela autorise souvent pour une même surface au sol la plantation de plusieurs arbres de tailles réduites plutôt qu’un seul grand fruitier. En utilisant plusieurs petits arbres plutôt qu’un grand fruitier, on peut également étaler les périodes de récolte en jouant sur la précocité de chaque essence d’arbre.

Une taille bien réalisée permet donc de maintenir un bel esthétisme en plus d’optimiser la récolte.
Les branches bénéficient d’un espacement leur permettant de limiter la contamination par les parasites et de laisser les rayons du soleil pénétrer l’arbre.

  • Les bénéfices attendus pour les arbres d’ornement

Pour les arbres d’ornements, elle permet de maintenir un bon état sanitaire en éliminant les branches mortes ou malades. La taille des arbres est également réalisée dans le but de parvenir à une belle silhouette de l’arbre et de fournir une jolie floraison. Comme nous l’avons vu, on parle généralement d’élagage plutôt que de taille pour les arbres déjà grands.

Les risques de la taille des arbres ou leur élagage

Cette forme que l’on vient façonner au fil des saisons oblige nécessairement à un entretien régulier annuel, ce qui peut constituer un premier inconvénient.
Mais le risque majeur et commun à tous les arbres est qu’une coupe, en exposant à nu une extrémité de l’arbre, reste une source potentielle d’entrée des maladies, bactéries et champignons.

Un arbre taillé vit d’ailleurs environ deux fois moins longtemps qu’un grand fruitier dit de « plein-vent ». La production d’un grand fruitier donnera des fruits généralement moins gros mais sera moins sensible aux maladies cryptogamiques (maladies fongiques) et de ce fait aura une durée de vie très longue.

La taille reste une agression qui fragilise l’arbre. Elle affaiblie momentanément le système de défense de l’arbre en supprimant certaines réserves contenues dans les organes sectionnés. C’est pourquoi leur taille ou leur élagage nécessite des connaissances spécifiques pour procéder au cours de la période la moins traumatisante pour l’arbre et sur des endroits bien spécifiques qui conserveront l’intégrité et le bon équilibre à l’arbre.

Y a-t-il des obligations à élaguer ?

Pour un propriétaire, l’élagage de ses arbres fait partie de ses obligations, dès lors que la chute de branches peut avoir des conséquences sur la sécurité des riverains ou des installations alentours comme des lignes électriques, la proximité d’une route ou d’un bâtiment.

Comment bien tailler des arbres fruitiers ?

Quelles spécificités pour la taille des arbres fruitiers ?

De nos jours les grands arbres fruitiers sont défavorisés au profit de sujets plus petits permettant de meilleurs rendements mais nécessitant un entretien et une taille minutieuse chaque année.
En effet les grands fruitiers, aussi appelés de « plein vent » n’ont plus la préférence des arboriculteurs préférant modeler des arbres plus ramassés dont les quelques charpentières (branches principales) partent en diagonale vers l’extérieur et dont le centre aura bénéficié d’un « éclaircissage » afin de laisser les rayons du soleil pénétrer les branches au maximum.

Les arbres supportant le mieux la taille sont les arbres dits à pépins comme les pommiers et les poiriers. Sur ce genre d’arbres, une technique de taille très connue est la taille « trigemme » ou « à trois yeux ». Tout en laissant la plante s’exprimer, on choisit de tailler certains rameaux afin d’optimiser le développement des organes de fructifications comme les boutons à fleurs qui après pollinisation vont évoluer en fruit.

Comment tailler un arbre fruitier ?

La taille consiste finalement à observer et suivre les indications que nous donne la plante.
Lorsque l’arbre fruitier est en forme de fuseau, c’est-à-dire en forme de triangle avec la pointe vers le bas, la taille va venir aider à nettoyer la plante, supprimer les rameaux en surnombre, couper les branches mortes, blessées ou gênantes (éclaircissage) et enfin permettre de favoriser la fructification en taillant de sorte à ce que les fruits soient à portée de la main, pour qu’ils murissent mieux et plus rapidement.
On n’oubliera pas de ratisser les feuilles et rameaux tombés à terre et de les évacuer car certaines feuilles peuvent être porteuses de maladies.

On commence par venir dégager et couper les « gourmands », ce sont les pousses que l’on retrouve en dessous de la greffe. Pour respecter au mieux la silhouette de l’arbre, on vient couper le plus à ras pour que la sève ne soit pas happée par ces pousses et qu’elle puisse accéder à la partie plus haute de l’arbre.

On vient ensuite travailler sur les charpentières. Ce sont ces branches qui équilibrent la plante. Si plusieurs départs sont présents mais que chacun de ces rameaux part dans une direction différente de façon à ne pas se gêner, on peut les conserver. On prend alors chacune des charpentières en partant de sa base et on vient supprimer les vieilles coursonnes sèches en nettoyant bien leur chicot.
On fait en sorte de bien conserver les boutons à fruit qui se caractérisent par un dard en forme de flamme ainsi que les lambourdes, ces organes courts surmontés d’un bourgeon pointu (le dard) qui vont évoluer par la suite en bouton à fruit.

Pour les brindilles ou rameaux à bois, on pourra procéder à la taille trigemme. On les transforme ainsi en coursonne en venant les tailler « à trois yeux » (c’est-à-dire qu’on laisse trois dards ou « yeux » sur la brindille avant de couper le reste sauf si bien sûr on trouve un bouton à fleur au bout, dans ce cas on ne la touche pas). La sève étant appelée par le dernier œil, cette technique permet de favoriser la formation d’un ou deux bourgeons à fruit pour les deux premiers yeux qui reçoivent alors une quantité de sève moins importante, condition nécessaire afin d’obtenir un bouton à fruit.

En présence d’un coude, la sève a généralement du mal à y passer, on vient alors favoriser un autre prolongement annexe en venant couper le coude.
Lorsqu’une branche possède plusieurs yeux à fruit on peut sélectionner et ne conserver que certains d’entre eux afin de favoriser des fruits de meilleure qualité mais également de protéger la branche d’un poids trop important au moment du mûrissement des fruits.

Les bons outils pour tailler un arbre fruitier

Une mauvaise taille peut venir endommager l’arbre. Comme nous l’avons vu plus haut, la coupe met à nu la section du rameau ou de la branche et laisse l’entrée aux virus et bactéries. Il faut absolument veiller à utiliser des sécateurs désinfectés d’un arbre à l’autre.
Les outils que l’on utilise sont le sécateur ou lorsqu’il est monté sur tige est également appelé échenilloir, ainsi qu’une petite scie ou cisaille pour les branches de section plus importantes.

Quand doit-on procéder à la taille des arbres fruitiers ?

Pour la taille des arbres fruitiers à pépins (pommiers, poiriers) et sur les arbres formés en palmette Verrier 4 branches, ou en forme de fuseaux il est d’usage d’intervenir l’hiver, hors période de gel, c’est à dire après la chute des feuilles et avant l’apparition des bourgeons floraux.
Pour les arbres à pépins, on préférera la fin de l’hiver (février/mars) alors qu’on procédera plutôt à l’automne (fin octobre / début novembre) pour les fruitiers à noyaux, après la descente de sève, pour éviter leurs écoulements, mais avant l’hiver où ils sont affaiblis.

La taille en vert se pratique sur arbres à pépins comme les pommiers et poiriers, mais a plutôt pour effet et objectif de favoriser la mise à fruit des rameaux de l’année. Elle se pratique donc entre juin et septembre afin d’optimiser la production de fruits, plus gros et plus nombreux. Elle consiste à supprimer des feuilles afin de solliciter la maturation des fruits, compléter l’éclaircissage et faire circuler la sève.

Comment bien tailler des arbres d’ornements ?

Quelles spécificités pour l’élagage des grands arbres ?

Il se peut que l’on doive procéder à un élagage suite à des dégâts causés par la météo, ou en raison de plusieurs branches mortes, ou encore pour éviter un trop fort ombrage, garantir la sécurité des passants et constructions à proximité. Les raisons sont multiples.
C’est pourquoi il est toujours bon de procéder à un élagage régulier. Elaguer des arbres d’ornements revient généralement à supprimer les branches mortes ou blessées, à alléger certaines ramures afin de garantir un ensoleillement bien diffus dans les branches et maintenir la sécurité alentour.
Une telle opération pratiquée régulièrement permet de garantir un respect de sa silhouette naturelle. Elle requiert néanmoins de bonnes connaissances en botanique.

Comment procéder à l’élagage d’un arbre d’ornement ?

Les grands arbres d’ornements demandent une bonne observation avant d’entreprendre toute démarche. Les branches de moins de 5 cm de diamètre cicatriseront vite c’est pourquoi on conseille de procéder régulièrement sur des branches encore jeunes.
En effet pour des arbres amenés à se développer sur une hauteur importante, il est important de procéder régulièrement afin de n’avoir à couper des branches que de faible diamètre. Si l’on opère sur une trop grosse branche, le résultat sera la création d’un moignon et celle de beaucoup de départs menant à ce que l’on appelle des têtes de chats indésirables et inesthétiques. C’est pourquoi on procédera de préférence en nettoyant d’abord toutes les brindilles et chicots pour ne garder que les grands départs. Si l’on doit ensuite sélectionner certains grands départs, on procède en gardant ceux qui partent dans des directions différentes et ne risquent pas de se croiser de façon à conserver un bel équilibre au rendu de l’arbre. On fera attention aussi à ce que ces rameaux ne forment pas d’angles droits.

Les bons outils et la sécurité lorsqu’on élague des arbres en hauteur

L’utilisation d’une échelle à trois pieds est réservé aux petits travaux d’élagage ou à la récolte. On lui préfère un échafaudage de jardin pour les travaux plus conséquents d’élagage.

Les élagueurs grimpeurs disposent du matériel requis pour ce genre d’intervention présentant un risque de chute non négligeable et faisant intervenir des travaux de manutention exigeant une certaine force physique.
Ils utilisent un dispositif de sécurité qui comprend des cordes permettant de former des longes d’auto-assurage pour grimper en autonomie ainsi que des harnais d’élagage, spécialement conçus pour ce genre d’intervention. Bien sûr il porte sur lui les équipements de protection individuelle adéquats dont des vêtements anti-coupures, un casque d’élagage, des lunettes, un écran et des protections auditives.

Procéder en travaillant en hauteur est souvent indispensable pour certains arbres imposants. Cela offre également le point de vue nécessaire pour bien apprécier la forme de l’arbre et procéder de façon efficace. L’accès à l’arbre peut se faire à l’aide d’une échelle à trois pans mais n’est pas considérée suffisante pour travailler en appui sur celle-ci. Si vous employez une telle échelle, demandez à une personne d’assurer l’appui au bas de l’échelle. Evitez d’utiliser une tronçonneuse en étant en appui sur celle-ci.
Aussi veillez à limiter la hauteur d’intervention aux 2/3 de l’échelle.

Pour certains arbres de grandes hauteurs, les professionnels peuvent également utiliser des échafaudages de jardins voire des nacelles hydrauliques élévatrices.
L’échafaudage de jardin ou la nacelle offrent indéniablement une meilleure sécurité que l’échelle mais demande des moyens plus conséquents. La nacelle doit être adaptée à une utilisation en extérieur et doit rester en dehors de la couronne de feuillage pendant l’élagage.

Enfin une autre technique professionnelle est celle du grimper cordé. Cette technique demande une bonne maitrise de l’utilisation de longes, de drisses, et de fausses fourches. Cette technique ne s’improvise pas, mieux vaut la laisser aux professionnels.
Des broyeurs de branches font souvent partie du dispositif mis en place en cas d’élagage conséquent. Cet appareil motorisé réduit en copeaux les branches et brindilles afin de les préparer pour le compostage ou pour réduire le volume des déchets à transporter en déchèterie.

Le professionnel utilise en hauteur le plus souvent une scie pour les sections de branches moyennes, voire une tronçonneuse pour les ouvrages plus importants. La technique utilisée consiste à réaliser une première entaille à réaliser par dessous la branche à sectionner, puis à venir scier par-dessus. Pour les plus grosses branches, on conseille de procéder en deux points de coupe afin de ne pas exercer à la base de la branche une trop grosse pression. Le trait de coupe se fait dans l’axe du tronc.

Quand doit-on procéder à la taille des grands arbres ?

Il y a plusieurs solutions et suivant les régions la préférence peut aller d’une saison à une autre. Elaguer en automne est une option intéressante afin de procéder une fois que les feuilles sont tombées. L’arbre est alors au repos mais il faut veiller à intervenir avant une période de gel. L’inconvénient reste que la cicatrisation des coupes est ralentie. Certains arbres comme les bouleaux, érables ou mûriers sont à tailler de préférence pendant cette période afin d’éviter la production trop importante de sève lors de la coupe qui est boostée au printemps au moment de la pousse.

L’élagage des arbres intervient généralement en fonction de son âge. Pour les arbres de moins de 10 ans, il est conseillé d’élaguer tous les 2 ans en moyenne, puis tous les 3 ans jusqu’à ses 20 ans. Les arbres de plus de 20 ans peuvent se contenter d’un élagage tous les 8 ans environ.
Si vous décidez de procéder en hiver, comme pour les arbres fruitiers il faut éviter la période de gel. En cette période, les arbres sont dépourvus de feuilles et laissent plus de visibilité pour procéder efficacement. Les réserves des arbres au repos végétatif sont maintenues mais la faible cicatrisation que ce repos engendre ne permet pas une bonne prévention aux infections et champignons.

Comme pour les arbres fruitiers, la taille en vert peut être une solution alternative. A la fin du printemps, voire au début de l’été on procède lorsque l’arbre est encore pourvu de ses feuilles. Cette alternative offre l’intérêt de permettre la cicatrisation rapide des plaies engendrées par la coupe et ainsi éviter les infections et maladies.

Le cas des arbres qui n’aiment pas la taille

Les arbres à noyau

Les arbres à noyau comme le pêcher, ou le nectarinier par exemple ne reprennent pas sur du vieux bois. Ils n’apprécient pas les tailles drastiques qui ont pour conséquence de les affaiblir et de les exposer aux maladies. Pour cette catégorie d’arbres il est encore plus important de procéder régulièrement que pour les arbres à pépins afin de ne pas fragiliser l’arbre et de provoquer le moins de traumatismes possibles. Ces essences d’arbres se contenteront donc d’un simple éclaircissement pour que les rayons du soleil puissent pénétrer l’intégralité de la ramure et aussi pour éliminer les branches superflues.

Les arbres « plein vent »

Les arbres de « plein vent » correspondent aux arbres fruitiers qui ne nécessitent pas de taille particulière et dont la fructification se fait naturellement. Ils sont implantés dans des vergers leur laissant une grande superficie. Les arbres sont distanciés les uns des autres d’au moins quatre mètres et prennent une surface conséquente au sol (environ 50m2 pour un abricotier et jusqu’à 100 m2 pour les cerisiers et pommiers). Les arbres vivent alors longtemps en produisant beaucoup de fruits mais des fruits plus petits et à des fréquences moins régulières. La taille annuelle n’est pas nécessaire et il suffit de nettoyer et aérer la ramure tous les trois à cinq ans.

Une nouvelle approche : La taille raisonnée

La taille raisonnée désigne une nouvelle façon de considérer l’arbre dans sa globalité et d’apporter une attention particulière afin de préserver sa physiologie tout en permettant à son propriétaire d’en récolter les bénéfices.
La taille raisonnée commence dès la plantation de l’essence choisie. On choisira un emplacement lui permettant de se développer naturellement et de se déployer suivant sa volonté.
La taille raisonnée intervient ensuite de façon précautionneuse en veillant toujours à traumatiser le moins possible le végétal. Même sur des arbres jeunes, on pourra enlever les branches basses pour remonter le houpier. On se contentera généralement d’éliminer le bois mort et d’alléger les branches trop touffues,…


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